L’assurance automobile est en augmentation au Québec

Si au cours des dernières années, l’assurance automobile au Québec a été marquée par une légère baisse, il faut dire que depuis deux ans elle était revue à la hausse en gagnant au moins 3 points.

Les assureurs auto font augmenter les primes en 2018

En effet cette hausse risque de gagner en ampleur un peu plus au cours de l’année 2018 à la suite d’une décision des assureurs, comme le confirme d’ailleurs l’autorité des marchés financiers. Un tel changement tarifaire risque de surprendre plus d’un automobiliste. L’un des exemples incarnant cette hausse est celui d’un client disposant d’une voiture Honda Civic et dont la prime est passée de 339 CAD à 598 CAD en une année seulement soit une augmentation de 37%. Evidemment l’assuré était simplement choqué du moment qu’aucun changement n’a eu lieu sur sa situation personnelle et ne trouve pas d’explication logique à cette augmentation. En effet il n’a pas eu de sinistre au cours de l’année, ni déménagement, ni de changement d’emploi et il enregistre le même kilométrage que précédemment. Et pourtant il a dû subir cette hausse soudaine de sa prime auto. On a tenté de justifier une telle hausse en évoquant une restructuration de l’industrie de l’assurance auto, une décision prise à haut niveau, entre autres. N’empêche que de telles explications demeurent insatisfaisantes. Dans le cas de cet assuré, c’est son assureur qui a changé sa grille tarifaire à deux reprises au cours d’un même semestre. Evidemment cette hausse concerne de nombreux automobiliste mais certains assurés étaient plus touchés que d’autres.

Les sinistres coûtent cher aux assureurs auto

D’après un porte-parole du cabinet de courtage en assurance auto Assur360, en tenant compte des deux hausses, les primes d’assurance de compagnies représentées demeurent au-dessous de la moyenne de l’industrie au Québec. A ce qu’il parait cette augmentation des primes est associée à une conjoncture difficile au sein de l’industrie assurance automobile. Assur360 explique que cette situation est due principalement aux demandes d’indemnisation croissantes et aux frais de réparation exorbitants associés à la complexité de la technologie utilisée dans les véhicules. Il faut dire que le secteur de l’assurance enregistre des pertes conséquentes depuis deux ans. Une situation qui s’explique par les coûts de plus en plus élevés des sinistres et des dédommagements en plus des frais d’exploitation en constante hausse, au moment où les ressources provenant des primes et des placements ne couvrent pas ces dépenses. Les pertes de l’industrie à 2.4% en une année, au moment où le secteur enregistrait une rentabilité allant de 10 à 15% entre 2007 et 2011.

Au cours de cette période faste les primes étaient à la baisse mais depuis deux ans les choses ont changé notamment en 2016, pour appliquer une prime moyenne de 542 CAD pour les voitures et de 753 CAD pour les véhicules utilitaires.

Le marché en augmentation

Cette tendance haussière risque de perdurer et de se généraliser de plus en plus auprès de 27 autres assureurs qui détiennent 90 % du marché et qui envisagent d’augmenter leurs primes au cours de 2017.

Pour dépasser cette période il est temps de penser à magasiner et dans le cas où on est client depuis une vingtaine d’années chez le même assureur il serait pertinent de négocier. Il faut dire que les variations des primes peuvent atteindre le double voire plus. Nous avons procédé à une comparaison de primes proposées par dix assureurs différents et pour dix profils générant une centaine de soumissions.

Cette comparaison a donné lieux à des résultats qui peuvent surprendre. En effet pour l’un des profils la prime proposée est de 1195 CAD, soit deux fois et demie moins chère que celle offerte par un autre assureur dont le montant de la prime s’élevait à quelques 2990 CAD. Il faut dire qu’en procédant à un bon magasinage il serait possible de réaliser une économie de prime annuelle de 1800 CAD.

Difficile de comparer les primes d’assurance auto

Evidemment ce n’est pas donné à tous les assurés, car le montant de la prime dépend de chaque compagnie d’assurance mais aussi du profil de l’assuré lui-même notamment en tenant compte de variables telles que l’âge, le sexe, l’emploi, le lieu de résidence, le kilométrage parcouru, entre autres.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’aucun assureur n’est avantageux, que dans la mesure où le profil du conducteur lui-même est considéré comme idéal pour pouvoir négocier le meilleur prix.

Aurelie Auteur